Estelle n’a que 26 ans et déjà une longue expérience de domination derrière elle. Depuis cinq ans, elle se rend aux soirées BDSM des clubs échangistes pour devenir Maîtresse Estelle.

Quand ta passion pour le BDSM a-t-elle commencé ?

  • Estelle – Avec mon petit ami de l’époque, nous sortions de temps à autre en club libertin. Nous nous contentions de quelques attouchements un peu poussés avec d’autres couples coquins. Rien de très hard. Un soir, je suis tombée sur un flyer pour la soirée BDSM mensuelle dans le club où nous étions. Entre temps, mon copain et moi nous sommes séparés. Tentée par l’expérience, je suis allée à cette fameuse soirée.

Quelles étaient tes intentions ?

  • Estelle – Au départ, je pensais plutôt explorer mon côté soumise. J’avais vu quelques films sadomasochistes ou fétichistes et j’aimais bien l’imagerie autour. Je voulais savoir si j’apprécierais d’être dominée, plutôt par une femme.

(Silence)

  • Estelle – Ce soir là, j’ai approché une dominatrice, Maîtresse Léa, une femme de la quarantaine, une vraie beauté. Seulement, elle a refusé de m’initier. Elle prétendait que j’avais plutôt un fond dominateur. Elle a insisté pour m’inviter à une séance privée avec un de ses clients. Léa est une professionnelle, moi je ne suis qu’une amatrice des jeux SM.

Tu es donc allée à cette séance ?

  • Estelle – Léa avait convié deux de ses soumis chez elle. Son mari avait aménagé leur cave pour les activités de sa femme. Elle m’a montré quelques trucs, les principes de base de la domination fétichiste. Elle m’a expliqué comment elle cernait les « besoins » de ses soumis et surtout comment elle se rendait indispensable à leurs yeux.

C’est comme ça que tu es devenue dominatrice ?

  • Estelle – Ça a été un long apprentissage. J’ai rencontré d’autres dominatrices et dominateurs, au fur et à mesure que j’allais dans les clubs spécialisés ou aux soirées libertines thématiques pour pratiquer. Je suis hétérosexuelle, mais désormais, je ne domine que les femmes. Et je ne fais jamais ça pour l’argent.

La domination, c’est ton plaisir ?

  • Estelle – Les seules fois où je gagne un peu d’argent, c’est en proposant des spectacles de shibari dans les clubs avec des soumises de mon harem. Ça me permet juste de me payer les tenues, les accessoires et la documentation pour progresser.

(Silence)

  • Estelle – Comme je le disais, mon plaisir est de soumettre de belles jeunes femmes à mes désirs. Le plus souvent, je les trouve lors de soirées BDSM dans les clubs libertins. Je ne vais jamais très loin dans la douleur, et les belles femmes avides de sensations fortes sont nombreuses dans ces soirées là.

Quelles sont tes spécialités ?

  • Estelle – Pour l’instant, je pense avoir atteint un certain niveau dans les différentes techniques de liens. On parle beaucoup du bondage à la japonaise, mais il y a mille et une façon de pratiquer le ligotage et la contrainte. Et puis, je suis devenue très douée en fessée et en cire chaude. Ce sont des techniques, comme le bondage, qu’il faut savoir maîtriser, car elles peuvent se révéler dangereuses.

Si tu es hétéro, pourquoi te spécialiser dans les femmes ?

  • Estelle – Mon intérêt n’est pas sexuel, mais esthétique. Je ne dis pas que je n’apprécie pas les corps des filles que je soumets ou que je ligote. Pour tout dire, il m’arrive même d’entrer dans des états d’excitation avancés pendant les séances. Pour parler clairement, je mouille en pratiquant le shibari. Mais tout l’intérêt est de se dominer soi-même.

En dehors du BDSM, tu es toujours libertine ?

  • Estelle – A présent, je suis mariée. Mon compagnon n’ignore rien de ma passion pour les cordes et les chaînes (rires). J’aime même qu’il puisse profiter du spectacle. Mais comme certaines aiment le théâtre ou la danse, moi j’aime ligoter de belles femmes dociles.

(Silence)

  • Estelle – Côté libertinage, il nous arrive d’aller en club. Nous sommes un couple libre, mais pas échangiste. Je veux dire par là que j’ai des aventures avec d’autres hommes, et lui des histoires avec d’autres femmes, mais pas ensemble.

Que pense-t-il de tes activités nocturnes sulfureuses ?

  • Estelle – Il est photographe. Il apprécie beaucoup ce que je fais, sur un plan esthétique. Mais lui a l’habitude de travailler avec des femmes nues, et je suis même sûre qu’il en baise de temps en temps. Il n’y a pas de jalousie dans notre couple, si c’est cela la question.

(Silence)

  • Estelle – Un jour, je lui offrirai peut-être une de mes soumises pour le voir la baiser devant moi. Certaines sont demandeuses de contraintes plus sexuelles.