A 39 ans, Sophie et David sont restés de grands idéalistes. Au cours de leurs expériences libertines, ils sont toujours à la recherche de ce couple idéal avec lequel ils partageront plus que du sexe.

Depuis quand êtes-vous libertins ?

  • David – Cela fait sept ans maintenant. Au début, nous étions incroyablement timides dans nos pratiques. Je dis « incroyablement » car nous sommes passés en peu de temps de l’exhibition webcam et des relations côte-à-côte à des trios très poussés, sur le plan sexuel.
  • Sophie – C’est d’ailleurs ce que nous pratiquons le plus : les trios avec un autre homme, choisi par mes soins, avec l’accord de David. Il adore me prendre en sandwich et je suis moi-même une grande fan de la double-pénétration. Davantage de femmes devraient essayer cette pratique, car elle procure des sensations terribles.

Vous cherchez plus des hommes seuls que des couples ?

  • Sophie – La difficulté avec l’échangisme et les couples, c’est qu’il est très compliqué de mettre la main sur un couple qui partage vraiment les mêmes envies et les mêmes intérêts que nous.
  • David – Avec un homme seul, c’est plus ou moins nous qui imposons notre manière de voir les choses. Si nous voulons prendre notre temps, discuter avant, faire de longs préliminaires, le type ne va pas se tirer, croyez-nous !

(rires)

  • Sophie – Nous sommes souvent déçus avec les couples : entre les indécis qui ne feront jamais rien, et les morts-de-faim qui vous sautent dessus avant d’avoir eu le temps de faire connaissance, ça correspond rarement à notre conception de l’érotisme.

Vous trouvez que les couples échangistes sont trop directs ?

  • Sophie – Non, non, c’est nous qui sommes chiants. (rires) Nous avons besoin de savoir avec qui nous couchons. Mais nous comprenons très bien que certains couples préfèrent discuter après…
  • David – Une fois, nous avons discuté pendant toute la soirée avec un couple échangiste. De nos boulots, de nos passions, et il ne s’est rien passé. Quand nous les avons revus, la frustration s’était accumulée et nous nous sommes précipités les uns sur les autres. Nous avons filé dans un coin-câlin avec une glace sans tain.
  • Sophie – C’était tellement intense et sans tabous (nous nous connaissions) que, à la fin de la partie carrée, nous avons reçu une salve d’applaudissements venue de l’autre côté de la glace.

Vous souhaitez une vraie complicité avec vos partenaires ?

  • David – C’était notre recherche initiale : trouver un couple avec qui nous partageons les mêmes goûts, les mêmes centres d’intérêt et pouvoir développer une vraie complicité, une amitié qui aille au delà du sexe. Sept ans après, nous cherchons encore : vous seriez étonnés par notre constance ! (rires)

Vous devez bien avoir eu quelques bonnes expériences d’échangisme ?

  • David – Oui, beaucoup, même. Un plan à six génial, on aurait cru que la partouze s’était transformée en chorégraphie porno. Toutes les femmes avaient pris les choses en main et usaient et abusaient de nous, les hommes, pour notre plus grand plaisir. Mais c’est après que les choses se gâtent, quand on s’aperçoit qu’on n’a rien à se dire.
  • Sophie – Nos plus belles expériences libertines, si on s’en tient au côté sexuel, restent les trios.
  • David – La première fois que Sophie a autorisé l’autre mec à éjaculer sur elle, j’ai trouvé ça à la fois très salace et très esthétique. Nous avions une vraie complicité avec cet amant. Et nous l’avons toujours, puisque nous le revoyons régulièrement. Vivement qu’il trouve une femme qui lui corresponde ! (rires)

Donc, pour vous, c’est triolisme en attendant le couple idéal ?

  • David – On peut dire ça comme ça.

Et ce couple idéal, il ressemblerait à qui ?

  • Sophie – C’est un tout. Partager un minimum de choses sur le plan intellectuel, sur le plan des loisirs, pouvoir sortir ensemble… Et avoir les mêmes envies sur le plan sexuel : nous aimons l’exhibitionnisme, nous aimons les longs préliminaires et nous aimons le sexe hard quand les choses sont bien lancées. Sodomie, gorge profonde, face-sitting ou éjac. faciale : quand on baise, on baise !
  • David – C’est déjà difficile de trouver une harmonie à deux, alors à quatre… Mais nous espérons toujours, l’annonce est lancée !

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