Yasmina et Thierry sont des libertins presque comme les autres. Saut que le couple de 34 et 36 ans ne jure que par les saunas libertins et fuit les discothèques échangistes comme la peste.

Vous n’aimez pas les clubs échangistes ?

  • Yasmina – Non, nous avons essayé plusieurs fois, et ce n’est décidément pas notre truc.
  • Thierry – Il n’y a pas de miracles ! Nous n’aimions déjà pas les discothèques classiques, alors passer la soirée à ouïr de la musique nulle et répétitive en matant des boudins qui se prennent pour des stars…

(rires)

On vous sent très remontés…

  • Yasmina – Thierry exagère un tantinet, comme d’habitude (rires). Non, c’est vrai que la danse ce n’est pas notre loisir préféré. Et comme on ne peut pas discuter dans les clubs…
  • Thierry – Et qu’il ne s’y passe rien…

Il ne s’y passe rien ?

  • Thierry – Non, en comparaison avec les saunas échangistes, il ne se passe pas grand chose de très excitants dans les discothèques libertines. Trop de voyeurs, trop de nanas qui ne sont là que pour montrer leur dernière tenue « sexy »…
  • Yasmina – Nous, on va au sauna pour baiser. Et même pour partouzer. On n’est pas trop moches physiquement et en club on se fait parfois jeter par des couples qui sont loin d’être des canons. Parce qu’ils sont là pour la frime, pour dire « j’y étais ».

Et ce n’est pas comme ça dans les saunas libertins ?

  • Thierry –  Non. Déjà, au sauna, tu te retrouves vite à poil. C’est déjà une forme d’engagement, d’implication dans le truc. Tu ne vas pas dans un lieu libertin « juste pour voir » si tu dois te retrouver nu devant tout le monde.
  • Yasmina – Et du coup c’est beaucoup plus chaud. Surtout les soirées couples. Quand vous avez cinq ou six couples échangistes ou mélangistes dans un seul jacuzzi, ça fait des bulles !

(rires)

  • Thierry – Les gens qui sont là, sont là pour le sexe. Si tu tentes une approche et que tu te fais rembarrer, c’est parce que tu ne plais pas. Et tu passes à autre chose. En club, c’est faux-semblants et compagnie.

Vous avez des exemples ?

  • Thierry – La première fois que nous sommes allés dans ce sauna de Dijon que nous aimons tant, nous y étions avec un couple d’amis échangistes. Dans le hammam, qui est assez sombre, j’ai entrepris de lécher notre amie. Elle a joui dans cette minuscule pièce où se serraient au moins douze couples. Personne n’a rien trouvé à redire.
  • Yasmina – Ça a même excité tout le monde !
  • Thierry – Et puis, elle m’a sucé. Un couple est venu s’asseoir. La fille juste à côté de moi, alors que ma maîtresse du moment me prodiguait une délicieuse fellation. J’ai eu très envie de tenter quelque chose et je n’ai pas osé, parce que c’était notre première fois. Le couple est parti et un autre est arrivé. Là, j’ai tenté de poser une main sur ma voisine et elle a été très réceptive.
  • Yasmina – Et c’est à ce moment là que tout le monde s’est décoincé et le hammam est devenu un vrai lieu de partouze.

Ça n’est pas gênant dans le noir ? Ne pas voir son ou sa partenaire ?

  • Yasmina – Le seul problème de l’obscurité, c’est qu’on a moins d’informations sur ce qui plaît ou pas à l’autre. Sinon, franchement, on ne fait pas d’échangisme pour trouver des Vénus et des Apollon

(NDLR : nous devons préciser que Yasmina est une bombe).

  • Thierry – Exactement, moi, j’aime les femmes : les jeunes, les vieilles, les grosses, les maigres, peu importe. Du moment que tout le monde s’amuse et prend du plaisir.
  • Yasmina – Idem pour les mecs ! Les gars qui se prennent pour des stars sont toujours des mauvais coups ! (rires)

Donc, ça finit toujours en partouze ?

  • Yasmina – (elle rigole) Presque ! Après, il suffit d’un ou deux couples qui mettent une sale ambiance pour que la soirée soit ratée. Mais très souvent, tous les couples se retrouvent sur le grand lit à l’étage et partouze joyeusement. En plus, peu importe que tu sois échangiste, mélangiste ou je-ne-sais-quoi, il y a toujours moyen de s’amuser.
  • Thierry – Et plus on est de fous…