Laurence et Paul ont débuté dans le libertinage sur le tard. A 56 ans, ils profitent de leurs nouvelles expériences sexuelles pour mettre du piment dans une vie commune de trois décennies.

Qu’est-ce qui fait qu’on devient libertins à plus de 50 ans ?

  • Paul – Notre première sortie en club échangiste, c’était pour notre trentième anniversaire de mariage. Nous avions tous les deux 53 ans. Nous nous sommes connus très jeunes et, jusqu’alors, nous n’avions, ni l’un, ni l’autre, éprouvé le désir « d’aller voir ailleurs ».
  • Laurence – Dès le début de notre mariage, ça a été clair : si l’un de nous deux avait été avec un ou une autre, on se le disait et voilà. Ça ne s’est jamais produit.
  • Paul – Quand les enfants sont partis faire leurs études, ont quitté la maison, les choses sont apparues sous un jour différent. Moi-même j’avais envie d’autres femmes, mais c’est Laurence qui a proposé de se lancer dans l’échangisme.

Comment s’est passé votre première sortie libertine ?

  • Paul – D’abord, il faut bien dire qu’on avait peur de se faire jeter. Trop vieux, pas habitués… Alors, nous sommes allés sur un site de rencontres et nous avons trouvé un couple d’habitués, du même âge que nous, qui s’est proposé pour nous accompagner dans la boîte coquine de la région.
  • Laurence – Je pense que, sans eux, nous n’aurions jamais osé. Ils connaissaient les patrons et la moitié de la clientèle du club. Lui était très bel homme, elle était une petite ronde très sexy, qui a immédiatement plu à Paul.
  • Paul – Nous avons dansé, discuté. Lui commençait à avoir les mains baladeuses sur le corps de Laurence, et moi je n’osais pas me lancer. Puis sa femme m’a chuchoté à l’oreille « viens, j’ai envie de toi ». Elle m’a entraîné hors de la piste de danse, en direction des coins-câlins.
  • Laurence – Lui et moi les avons suivi immédiatement. En allant vers la pièce qu’il convoitait, nous avons croisé des quatuors infernaux, des partouzes. Pour nous qui n’avions jamais rien fait, c’était un choc.

Ça s’est bien passé ?

  • Laurence – J’ai été très surprise de voir que l’homme ne fermait pas la porte de la pièce dans laquelle ils nous avaient conduits. Nous nous sommes embrassés, touchés les uns les autres, puis nous nous sommes déshabillés tout doucement.
  • Paul – Et c’est à ce moment qu’ils sont arrivés….

Qui ?

  • Laurence – Un très jeune couple, 25, 30 ans maximum, qu’on avait vu discuter avec nos nouveaux amants pendant la soirée. Ils ont demandé « on peut se joindre à vous ? ». Le jeune homme était mince, grand, élancé, très charmant et la jeune femme était un véritable canon, sans exagérer.
  • Paul – C’est Laurence qui a tout de suite répondu oui ! (rires)
  • Laurence – Ça m’est venu comme ça sans réfléchir. Ça a d’ailleurs fait marrer tout le monde. Bref, ils sont venus nous rejoindre.
  • Paul – Tout le monde s’est mis à s’embrasser, toujours sans songer à aller fermer cette porte. Les deux jeunes ont été les premiers entièrement nus et la partouze a commencé.
  • Laurence – En tant que débutants, nous avons eu droit à un traitement de faveur. Très vite, les deux hommes se sont concentrés sur moi. Ils étaient très doux, très sensuels. Et les deux femmes sur Paul, qui était aux anges.

Un bon souvenir donc ?

  • Paul – Mieux que ça ! Un rêve éveillé ! Nous en avons beaucoup parlé entre nous après, d’ailleurs nous le faisons toujours : reparler entre nous de nos expériences. Ça a été un merveilleux moment érotique pour tous les deux.
  • Laurence – D’ailleurs, après trente ans de vie commune, sans le moindre « accroc au contrat de mariage », ni Paul, ni moi n’avons envisagé les choses sous l’angle de la jalousie. Ça ne nous est pas venu à l’idée. C’était bien plus fort que ça.

Et donc, depuis, vous voilà libertins accomplis ?

  • Laurence – Nous n’avons pas encore beaucoup d’expérience. Mais je dois dire qu’à part quelques prétentieux et quelques machos arriérés, le milieu libertin est enthousiasmant. Pas une fois nous n’avons pas pu réaliser un fantasme qui nous venait. On a pu faire un mini gang-bang pour moi, on a pu faire chambre-à-part, j’ai essayé les relations entre femmes…
  • Paul – Et je dois avouer que j’aime aussi l’idée de rencontrer des couples de tous les âges. Ici, on se fout du physique, c’est l’alchimie qui compte.