Françoise et Serge ont toujours été un couple libéré et libertin. En dix-huit ans de vie commune, ils font avancer leur sexualité et leur libido au rythme des défis qu’ils se lancent.

Quelle a été votre première expérience libertine ?

  • Françoise – La première fois, ça a été un défi que Serge m’a lancé. « Es-tu capable d’envoyer une photo de toi nue à un magazine de rencontres libertines et de poster l’annonce : je cherche un homme black pour me baiser devant mon compagnon ? ». Nous venions de nous rencontrer. J’ai dit oui.

Qu’est ce qui s’est passé ?

  • Françoise – Un mec a répondu, avec une belle photo de sa queue. Je suis allé au bout du jeu et nous lui avons fixé un rendez-vous. Je l’ai reçu à quatre pattes sur le lit, Serge assis sur un fauteuil à côté, et il m’a baisée en levrette pendant une plombe. Il est reparti comme il était venu.
  • Serge – On a reçu des tonnes de réponses, mais premier arrivé, premier servi !

(rires)

Quel a été le défi suivant ?

  • Françoise – Le défi suivant, c’est moi qui l’ai lancé à Serge. C’était encore l’époque du minitel… Il a du draguer un couple candauliste, y aller et tout me raconter.
  • Serge – J’ai contacté un couple trioliste plus âgé (nous étions jeunes à l’époque). Quand j’y suis allé, je suis tombé sur elle, en petite lingerie, et lui, qui regardait nos ébats. En rentrant, j’ai tout raconté à Françoise, avant de la défier d’aller en club libertin.
  • Françoise – Ces deux histoires m’ont vraiment excitées. Le club libertin était l’étape suivante. Au début des années 1990, c’était encore très fermé, ce milieu.

Comment s’est passé cette soirée ?

  • Françoise – Il faut bien dire qu’on était tous les deux morts de trouille. A l’époque, le libertinage avait vraiment mauvaise presse, et une réputation très sulfureuse.
  • Serge – Pour tout dire, nous avions peur d’être refoulés à l’entrée, ou de ne pas respecter des codes, qui nous étaient inconnus.
  • Françoise – Mais finalement, ça s’est très bien passé. Nous avons commencé très vite à nous caresser entre couples. A un moment, dans un couloir étroit, il y avait au moins six couples, et tout le monde se caressait, se suçait, se léchait….
  • Serge – Puis, tout a fini en partouze, sur un immense lit. Il y avait des couples qui venaient, des couples qui repartaient. Nous avons dû faire plusieurs pauses pour nous rafraîchir. Et tout cela se faisait dans la plus parfaite convivialité.

Défi réussi ?

  • Serge – Entièrement. Non seulement nous étions allés en club échangiste, mais nous avons vraiment joué le jeu. Je ne comprends pas ces couples qui y vont pour voir, sans la moindre intention de se lancer. C’est comme regarder un plat, ne pas le goûter et revenir en disant que c’était mauvais.
  • Françoise – Nous avons réalisé la plupart de nos défis en clubs échangistes ou dans des saunas libertins. Serge m’a mis au défi, dans une soirée ouverte aux hommes seules, de sucer un maximum d’hommes, et dans un sauna, il a du lécher un maximum de femmes.
  • Serge – C’était joué d’avance : Françoise a gagné. Une fois, j’ai du embrasser un maximum de seins dans la soirée, l’air de rien, et là j’ai gagné.
  • Françoise – Quel culot ! Il a compté deux seins par femme différente !

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Quel a été votre défi libertin le plus mémorable ?

  • Françoise – Ce sont souvent les exhibs qui sont les plus dures à réaliser. De la promenade toute nue dans les rues de Paris à l’exhibition « dogging » au bois de Boulogne, je peux dire que je suis allée assez loin dans ce genre de pari.
  • Serge – Je l’ai amenée au bois et, arrivés là-bas, je lui demandé de sortir de la voiture et de se déshabiller dans le feu des phares. La faune que ça a ramené ! Du coup, je l’ai rentré dans l’auto et elle a poursuivi son strip-tease à l’intérieur, pendant que les mecs se branlaient contre la vitre.
  • Françoise – Et là, je lui ai lancé un nouveau défi. Ouvrir la fenêtre et branler un des hommes qui me reluquaient…

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