Audrey et Mickaël ont une conception toute particulière du libertinage et de l’échangisme. A 28 et 33 ans, le couple libertin pratique ce qu’on appelle la « chambre-à-part ».

Vous êtes libertins depuis longtemps ?

  • Audrey – Depuis, en gros, un an. Au départ, c’est moi qui ai eu l’idée… Un jour, j’ai trouvé dans l’historique de notre ordinateur des sites X que Mickaël avait consultés. Je ne me suis pas fâchée, car moi aussi, il m’arrivait de fantasmer sur d’autres hommes. Un jour, alors que Mickaël était en déplacement pour le boulot, j’ai même loué un DVD gay pour voir de beaux mecs entre eux (rires)
  • Mickaël – Il faut que ça soit clair : j’aime ma femme plus que tout et je la désire toujours, beaucoup plus que n’importe quelle autre femme. Mais je dois dire que l’idée de ne connaître plus qu’elle jusqu’à la fin de mes jours ne m’enthousiasme pas franchement.
  • Audrey – Moi non plus !

(rires)

Donc, pourquoi pas l’échangisme ?

  • Mickaël – C’est ce qu’on s’est dit. Mais ça a été un fiasco. Nous nous sommes rendus dans un club libertin vers chez nous, nous avons trouvé un couple qui nous plaisait à tous les deux et nous avons baisé ensemble. La jalousie, je ne vous raconte pas.
  • Audrey – En fait, tout s’est bien passé avec le couple. La mauvaise idée, c’était d’en discuter après. J’ai trouvé que Mickaël embrassait beaucoup l’autre fille, plus qu’avec moi et lui m’a dit qu’il trouvait l’autre mec un peu bourrin. On s’est engueulés comme jamais.

Mickaël – Du coup, on a arrêté l’échangisme un bon moment. Ce n’est qu’il y a un an que nous avons recommencé.

Dans le même club libertin ?

  • Audrey – Sur internet. On a pris bien soin de choisir un couple qui nous plaisait, autant physiquement que moralement et on leur a proposé de faire chambre-à-part. Elle avec Mickaël dans une chambre, moi et lui dans une autre.
  • Mickaël – Ils ont été surpris au début, mais ils ont fini par dire pourquoi pas. Ça s’est très bien passé.
  • Audrey – Le truc, c’est que j’imagine très bien Mickaël avec une autre, ça ne me dérange pas. Mais voir qu’il n’est pas tout à fait pareil avec elle qu’avec moi, ça me dérange. Pourtant c’est normal.

Mickaël – Si on va voir ailleurs pour faire les mêmes délires sexuels, je ne vois pas l’intérêt. Il y a des filles qui aiment qu’on soit brusque avec elle, d’autres sont plus « fleur-bleue »…

Et la jalousie s’efface en faisant chambre-à-part ?

  • Audrey – Quand on ne sait pas exactement ce qui se passe en face, on imagine son mec comme on le connaît. Et comme on a fait la connaissance de la fille, c’est facile de se faire une représentation conforme à nos propres fantasmes. On n’est jamais déçue. En tout cas, ça fonctionne pour moi.
  • Mickaël – On se sent plus libre, aussi, de vivre la relation avec l’autre fille. On sait qu’on ne sera pas jugé par l’autre. Après, ça ne nous empêche pas de tout nous raconter après.

Si vous vous racontez tout, quel est l’intérêt ?

  • Audrey – Oui, ça peut paraître bizarre. Mais autant on s’était engueulés en reparlant de notre première, autant là, on se dit tout. C’est même très excitant. Mickaël m’a raconté qu’il avait fait un anulingus à une nana, tout en lui caressant le clito du bout du doigt. Il n’avait jamais osé me faire ça.
  • Mickaël – Et du coup, ça lui a donné envie d’essayer ! (rires)
  • Audrey – La nana avait pris son pied comme ça et je peux vous dire que moi aussi. Je n’aime pas la sodomie, mais ça, c’est franchement bon.

Vous comptez passer à l’échangisme dans la même pièce un jour ?

  • Audrey – Oui, moi, je commence à en avoir envie. J’aimerais bien qu’il me voit en train de me faire lécher par un autre homme, en train de baiser avec quelqu’un d’autre. Je pense que nous n’étions pas prêts et que maintenant nous le sommes.
  • Mickaël – On verra… je ne suis pas sûr de supporter de voir ma femme avec un autre mec. Je préfère que ça reste flou.